Lorsque la maladie de Crohn continue d’affecter la vie quotidienne malgré un traitement biologique, les patients cherchent souvent à savoir quelles autres options pourraient être envisagées.
Les cellules souches pour la maladie de Crohn font partie des approches régénératives actuellement étudiées, à la fois pour les formes réfractaires de la maladie et comme traitement ciblé des fistules périanales complexes.
Ce domaine a considérablement évolué ces dernières années. Les recherches permettent progressivement de mieux comprendre quels patients pourraient en bénéficier et quels résultats peuvent être considérés comme réalistes.
Pourquoi la maladie de Crohn peut-elle être difficile à prendre en charge ?
La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) qui évolue par poussées et périodes de rémission et nécessite souvent une prise en charge à vie.
Malgré les traitements biologiques modernes, une proportion importante de patients continue de présenter des symptômes, une inflammation persistante ou des complications telles que des fistules et des sténoses. C’est pourquoi l’intérêt pour des options complémentaires reste élevé.
La maladie de Crohn ne se limite pas aux symptômes digestifs
La maladie est souvent décrite à travers des symptômes tels que les douleurs abdominales, la diarrhée et la perte de poids. Cependant, les manifestations extra-intestinales sont également fréquentes.
L’inflammation articulaire, les lésions cutanées, les atteintes oculaires et la fatigue persistante peuvent elles aussi perturber la vie quotidienne.
Comme ces symptômes ne reflètent pas toujours le degré d’inflammation intestinale, « se sentir mieux » et « être en rémission » ne signifient pas nécessairement la même chose.

Pourquoi les symptômes, l’inflammation et les lésions tissulaires sont-ils différents ?
Un patient peut se sentir relativement bien alors que l’inflammation continue d’évoluer silencieusement et entraîne progressivement une sténose ou une forme pénétrante de la maladie.
C’est pourquoi les médecins évaluent l’inflammation au moyen :
- de l’endoscopie ;
- d’examens d’imagerie, comme l’entéro-IRM ou l’échographie intestinale ;
- de biomarqueurs, tels que la calprotectine fécale et la protéine C-réactive (CRP).
Il ne suffit donc pas de se fier au soulagement des symptômes. Les médecins cherchent de plus en plus à obtenir une cicatrisation de toute l’épaisseur de la paroi intestinale, et pas uniquement de sa surface interne, car cela peut constituer un objectif thérapeutique plus pertinent à long terme.
Pourquoi les fistules périanales nécessitent-elles une attention particulière ?
Les fistules périanales sont des trajets anormaux qui peuvent se former entre le canal anal ou le rectum et la peau située autour de l’anus. Elles apparaissent chez environ 13 à 39 % des patients atteints de la maladie de Crohn et nécessitent souvent une approche différente de celle utilisée pour traiter l’inflammation intestinale.
Les soins conventionnels associent généralement la mise en place d’un séton à une thérapie anti-TNF, comme l’infliximab ou l’adalimumab. Cette approche permet d’obtenir une cicatrisation dans 40 à 70 % des cas, mais elle n’entraîne pas toujours la fermeture définitive du trajet fistuleux.
Il s’agit de l’un des principaux domaines dans lesquels les cellules souches pour la maladie de Crohn font l’objet de recherches actives. Plusieurs programmes cliniques étudient spécifiquement le traitement des fistules de Crohn par cellules souches lorsque celles-ci résistent aux traitements conventionnels.
Quel est le traitement le plus efficace contre la maladie de Crohn ?
Il n’existe pas de traitement unique qui puisse être considéré comme le plus efficace dans tous les cas. L’approche appropriée dépend de la localisation de la maladie, de son niveau d’activité et de la présence éventuelle de complications.
Le plan thérapeutique est généralement élaboré en fonction du profil spécifique de la maladie et des antécédents du patient, plutôt qu’à partir d’un protocole identique pour tous.
Le traitement dépend de la sévérité et de la localisation de la maladie
Les formes légères peuvent être prises en charge par des corticostéroïdes et des immunomodulateurs conventionnels, comme l’azathioprine ou le méthotrexate.
Les formes modérées à sévères sont généralement traitées par des médicaments biologiques, notamment :
- les anti-TNF, comme l’infliximab et l’adalimumab ;
- les anti-intégrines, comme le védolizumab ;
- les inhibiteurs de l’IL-12/23 et de l’IL-23, comme l’ustékinumab et le risankizumab.
La chirurgie est généralement réservée aux sténoses, aux inflammations ne répondant pas au traitement ou aux complications. Chaque ligne thérapeutique est choisie en fonction du comportement et de la localisation de la maladie ainsi que de la réponse aux traitements précédents.
Lors des poussées inflammatoires, des corticostéroïdes peuvent être utilisés pour induire une rémission lorsque cela est approprié. Comme ils ne constituent pas une solution d’entretien à long terme, les gastro-entérologues cherchent généralement à réduire leur utilisation une fois la maladie contrôlée.
Des immunomodulateurs, comme l’azathioprine, la mercaptopurine ou le méthotrexate, peuvent être envisagés dans certaines situations afin de limiter l’exposition aux corticostéroïdes ou de maintenir la rémission. Ils n’agissent toutefois pas comme des médicaments destinés à soulager immédiatement les symptômes.
Pourquoi obtenir et maintenir une rémission constitue-t-il l’objectif principal ?
L’objectif du traitement ne consiste pas uniquement à réduire les symptômes, mais à obtenir une rémission durable associant une amélioration clinique, biologique et endoscopique.
La rémission réduit avec le temps le risque de lésions intestinales, d’intervention chirurgicale et d’hospitalisation. Son maintien nécessite généralement un traitement médicamenteux à long terme et une surveillance étroite, même lorsque le patient se sent bien.
Quelle place les cellules souches peuvent-elles occuper dans la prise en charge de la maladie de Crohn ?
Les cellules souches pour la maladie de Crohn ne sont pas proposées pour remplacer les traitements biologiques tels que Humira (adalimumab), Stelara (ustékinumab), Skyrizi (risankizumab) ou Remicade (infliximab), ni comme une alternative systématique à la chirurgie.
Les procédures de thérapie par cellules souches sont étudiées comme une option complémentaire, particulièrement chez les patients présentant une maladie réfractaire ou des fistules périanales complexes qui n’ont pas répondu aux traitements conventionnels.
La possibilité d’envisager des cellules souches pour la maladie de Crohn dans un cas particulier est déterminée après une analyse détaillée :
- des traitements déjà suivis ;
- de la réponse obtenue ;
- de l’activité actuelle de la maladie ;
- des complications présentes ;
- des objectifs du patient.
Comment les cellules souches peuvent-elles soutenir les patients atteints de la maladie de Crohn ?
Le fondement biologique de l’utilisation des cellules souches pour la maladie de Crohn repose principalement sur deux effets liés :
- la modulation de la réponse immunitaire responsable de l’inflammation chronique ;
- le soutien des processus de réparation tissulaire dans les zones déjà endommagées, notamment au niveau des trajets fistuleux.
Que suggèrent les recherches actuelles ?
Les études et recherches cliniques sur la thérapie par cellules souches se sont considérablement développées au cours de la dernière décennie.
Une analyse du paysage de la recherche, portant sur 170 rapports d’essais cliniques, montre que les cellules stromales mésenchymateuses représentent plus de 70 % des types cellulaires étudiés.
La majorité des essais consacrés aux cellules souches pour la maladie de Crohn portent sur les fistules périanales réfractaires.
Modulation immunitaire et contrôle de l’inflammation à l’étude
On considère que les thérapies cellulaires pour les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin agissent principalement par signalisation paracrine.
Les cellules libèrent notamment :
- des facteurs de croissance, comme le VEGF et le TGF-β ;
- des cytokines anti-inflammatoires ;
- des vésicules extracellulaires, notamment des exosomes.
Ces molécules peuvent influencer le comportement des cellules immunitaires dans les tissus voisins.

Réparation tissulaire et traitement des fistules périanales
Dans le cas des fistules périanales complexes associées à la maladie de Crohn, l’administration locale constitue l’application de la thérapie cellulaire la plus avancée.
Les essais cliniques sur les cellules souches ont montré qu’après six mois de suivi, une fermeture complète des trajets fistuleux réfractaires avait été observée dans 60 % des cas, parallèlement à une réduction histologique de l’inflammation locale.
D’autres recherches évaluent actuellement l’utilisation de cellules souches allogéniques dérivées du tissu adipeux pour la même indication après l’échec des traitements conventionnels.
Le traitement des fistules de Crohn par cellules souches reste néanmoins une approche qui doit être envisagée selon l’anatomie de la fistule, l’activité de la maladie intestinale et les traitements déjà suivis.
Ce que la thérapie cellulaire ne peut pas promettre
La thérapie cellulaire est étudiée comme une option complémentaire qui accompagne le suivi gastro-entérologique au lieu de le remplacer.
Les cellules souches pour la maladie de Crohn ne doivent pas être présentées comme :
- un traitement curatif ;
- une raison d’arrêter les médicaments biologiques ;
- un substitut à une intervention chirurgicale lorsqu’elle est médicalement nécessaire.
Il convient de faire preuve de prudence face aux cliniques qui présentent la thérapie cellulaire pour les maladies inflammatoires de l’intestin comme une guérison définitive.
À quoi les améliorations peuvent-elles ressembler dans la vie quotidienne ?
Les changements rapportés après l’utilisation de cellules souches pour la maladie de Crohn ont tendance à apparaître progressivement. Ils doivent être évalués par rapport à l’état initial du patient, et non par comparaison avec un état « sain » théorique.
Les résultats possibles documentés dans la pratique clinique comprennent :
- une diminution du poids global des symptômes ;
- une amélioration de la qualité de vie ;
- un soutien à la cicatrisation des fistules périanales ;
- une réduction de l’inconfort lié à la maladie ;
- une participation plus facile aux activités quotidiennes ;
- un effet complémentaire aux traitements conventionnels en cours.
Pourquoi les résultats varient-ils entre les patients ?
La réponse clinique dépend de plusieurs facteurs :
- la sévérité de la maladie ;
- sa localisation ;
- son ancienneté ;
- les traitements déjà suivis ;
- la présence de complications ;
- la quantité de tissu fonctionnel encore préservée au moment du traitement.
C’est pourquoi l’évaluation médicale préalable est importante : elle permet de déterminer quels objectifs peuvent être réalistes dans le cas particulier du patient.
Témoignage d’un patient : vivre avec la maladie de Crohn avant et après le traitement
Armando est un patient originaire de l’ouest des États-Unis qui s’est rendu chez Swiss Medica, à Belgrade, après avoir recherché différentes options de médecine régénérative pour son inflammation chronique.
« Mes recherches m’ont conduit jusqu’à cette clinique et les résultats ont dépassé mes attentes. Quelques jours après le début du programme utilisant des cellules souches pour la maladie de Crohn, j’ai remarqué que j’avais davantage d’énergie, que je dormais mieux et que mes douleurs articulaires et dorsales avaient diminué.
Je sais que d’autres changements peuvent prendre du temps, mais j’ai déjà le sentiment que le traitement fait une véritable différence. La prise en charge est globale et bienveillante, et je me suis senti accompagné pendant tout le processus. »
Le témoignage d’Armando correspond à la période qui a immédiatement suivi les premières perfusions. Les changements régénératifs plus importants sont généralement évalués au cours des mois suivant le traitement.
Vous pouvez découvrir d’autres témoignages de patients sur la chaîne YouTube officielle de Swiss Medica.
Ce que cette expérience peut et ne peut pas nous apprendre
L’expérience d’Armando montre que, même lorsqu’une personne vit avec une maladie complexe comme la maladie de Crohn, elle peut rechercher de nouvelles possibilités, jouer un rôle actif dans ses soins et trouver des approches susceptibles de soutenir son bien-être général.
Son témoignage reflète non seulement les changements physiques qu’il a ressentis, mais aussi l’importance de se sentir écouté, accompagné et activement impliqué dans son propre parcours de soins.
Cependant, chaque patient suit un parcours différent. Aucun traitement ne peut garantir des résultats précis. Une approche globale et individualisée peut néanmoins offrir la possibilité d’améliorer la qualité de vie et d’avancer avec davantage de confiance.
Qui peut être candidat à un programme utilisant des cellules souches pour la maladie de Crohn ?
Chez Swiss Medica, l’éligibilité à un programme de médecine régénérative dépend du profil spécifique de la maladie, de la réponse aux traitements précédents et de l’état de santé général du patient. Elle ne repose pas sur une liste générale applicable à tous.
Chaque dossier est examiné avant qu’un programme ne soit proposé.
Patients atteints d’une maladie de Crohn réfractaire ou compliquée
Les candidats les plus fréquemment évoqués pour les cellules souches pour la maladie de Crohn sont les patients :
- dont la maladie n’a pas répondu de manière satisfaisante à plusieurs lignes de traitement biologique ;
- qui continuent de présenter une inflammation active malgré le traitement en cours.
Les patients atteints de complications sténosantes ou pénétrantes peuvent également faire l’objet d’une discussion individuelle, selon les résultats de leurs examens d’imagerie et leurs antécédents chirurgicaux.
Patients présentant des fistules périanales complexes
Les fistules périanales complexes qui résistent aux traitements anti-TNF et à la mise en place chirurgicale d’un séton constituent l’une des indications les plus étudiées pour l’administration locale d’une thérapie cellulaire.
L’éligibilité nécessite généralement :
- une maladie luminale contrôlée ;
- des résultats d’imagerie permettant de définir précisément l’anatomie de la fistule ;
- l’échec préalable des traitements conventionnels.
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Conseillère médicale, médecin chez Swiss Medica
Que se passe-t-il pendant le traitement chez Swiss Medica ?
Pour les patients qui se rendent à Belgrade, le processus d’admission commence par une évaluation à distance de leur dossier médical, puis se poursuit en plusieurs étapes après leur arrivée.
Dossiers médicaux et examens évalués par Swiss Medica
Avant de proposer un programme utilisant des cellules souches pour la maladie de Crohn, l’équipe médicale de Swiss Medica examine un ensemble précis de documents transmis par le patient avant son arrivée. Ceux-ci comprennent généralement :
- les comptes rendus récents de coloscopie accompagnés des résultats des biopsies ;
- une IRM pelvienne en présence d’une atteinte périanale ;
- une entéro-IRM ou une entéro-TDM ;
- les résultats anatomopathologiques ;
- les antécédents de traitements biologiques et la réponse obtenue ;
- les antécédents chirurgicaux ;
- les traitements en cours et les analyses biologiques récentes.
Cette évaluation préalable permet d’élaborer la proposition initiale de programme que le patient reçoit avant son déplacement.
Planification personnalisée selon l’activité de la maladie et les objectifs du patient
Le programme proposé dépend de la forme prédominante de la maladie — atteinte luminale, atteinte périanale ou association des deux — ainsi que des objectifs personnels du patient : mieux maîtriser les symptômes, favoriser la cicatrisation d’une fistule précise ou soutenir la rémission parallèlement au traitement biologique. Avant le début du programme, l’équipe médicale explique clairement quels résultats peuvent raisonnablement être envisagés dans chaque cas.
Après l’arrivée du patient, le programme est réévalué lors d’une consultation en présentiel. L’équipe médicale peut alors confirmer le plan proposé ou l’adapter si l’état actuel du patient, ses symptômes, ses analyses biologiques ou son profil de sécurité nécessitent des examens supplémentaires ou certaines modifications.
Thérapie cellulaire et soins complémentaires
Avant l’administration, le produit cellulaire est préparé dans le laboratoire interne de la clinique et soumis à des contrôles portant sur son identité, sa viabilité, sa stérilité et l’absence de contamination. Les traitements reposant sur des cellules souches pour la maladie de Crohn sont le plus souvent administrés par :
- perfusion intraveineuse : généralement utilisée en cas de maladie luminale active afin de produire des effets systémiques ;
- administration locale, notamment sous forme de lavements ou de suppositoires : envisagée dans certains cas afin de cibler directement les zones atteintes.
Les soins complémentaires susceptibles d’accompagner la thérapie cellulaire dépendent de chaque cas et sont discutés avant le début du traitement. Ils ne sont pas proposés sous la forme d’un forfait standard : leur sélection intervient uniquement après l’évaluation du diagnostic, de l’activité actuelle de la maladie, des résultats biologiques, des traitements antérieurs et du profil de sécurité du patient.
Selon le cas, ces soins peuvent comprendre :
- la récupération du métabolisme intracellulaire (IMR), comprenant notamment des perfusions intraveineuses de vitamines et d’antioxydants lorsqu’un soutien métabolique et supplémentaire à la récupération est jugé approprié ;
- la plasmaphérèse, lorsque l’équipe médicale estime qu’un soutien supplémentaire de l’équilibre inflammatoire, immunitaire ou métabolique pourrait être pertinent ;
- des soins complémentaires généraux visant à aider le patient à mieux tolérer le programme, à préserver son énergie et à favoriser sa récupération pendant son séjour à la clinique.
Ces soins complémentaires ne sont pas présentés comme un traitement autonome de la maladie de Crohn et ne remplacent pas le suivi gastro-entérologique conventionnel. Lorsqu’ils sont médicalement indiqués, leur rôle consiste à compléter la partie régénérative du programme et à soutenir l’état général du patient.
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Suivi
Les recommandations relatives au suivi sont discutées individuellement avec le patient avant son retour à domicile. Celui-ci peut recevoir des informations sur ce à quoi s’attendre après une thérapie par cellules souches et être invité à répéter certains examens au cours des mois suivants afin de comparer les éventuels changements avec son état initial.
Dans le cadre de ce suivi à distance, une visite de contrôle gratuite à la clinique est également programmée afin d’évaluer les progrès accomplis.
Sécurité, effets secondaires et questions à poser avant le traitement
La sécurité d’un programme utilisant des cellules souches pour la maladie de Crohn dépend de la qualité du produit cellulaire, d’une sélection rigoureuse des patients et de réponses transparentes aux questions essentielles avant le début du traitement.
Effets secondaires possibles et risques du traitement
Dans les essais cliniques publiés, les effets secondaires rapportés après une thérapie par cellules souches mésenchymateuses dans la maladie de Crohn ont généralement été légers et de courte durée. Ils peuvent notamment comprendre :
- une gêne locale ou un gonflement au niveau du site d’injection lors des procédures périanales ;
- une légère fièvre passagère après une administration intraveineuse ;
- une fatigue temporaire ;
- un léger inconfort général pendant la récupération.
Les événements indésirables graves ont été peu fréquents lorsque les cellules étaient préparées dans des conditions de laboratoire appropriées et administrées par des professionnels expérimentés.
Vous souhaitez mieux comprendre comment la sécurité des protocoles de thérapie cellulaire est contrôlée ?
Consultez les informations consacrées à la sécurité et aux effets secondaires de la thérapie par cellules souches, aux données publiées sur les événements indésirables ainsi qu’aux contrôles de laboratoire et aux procédures mis en place pour réduire les risques.
Pourquoi le dépistage des infections est-il important dans la maladie de Crohn ?
Les patients atteints de la maladie de Crohn suivent souvent un traitement immunosuppresseur ou biologique. Il est donc particulièrement important de rechercher, avant le traitement, une tuberculose latente, les hépatites B et C, une infection par le VIH ainsi que toute infection active au niveau des sites d’injection prévus dans les formes périanales.
Ce dépistage systématique avant une thérapie cellulaire contribue à réduire le risque de complications liées à l’état immunitaire sous-jacent du patient.
Questions à poser avant de choisir une clinique
Avant d’envisager un traitement cellulaire pour la maladie de Crohn, il peut être utile de poser les questions suivantes :
- Quelle est l’origine des cellules et comment le produit est-il préparé et contrôlé ?
- Quelle voie d’administration est proposée, et pour quelle raison ?
- Ce protocole a-t-il déjà été utilisé chez des patients présentant une forme de la maladie comparable à la mienne ?
- Quel suivi est prévu et comment les résultats seront-ils évalués ?
- Quelles informations la clinique fournit-elle concernant les patients qui n’ont pas répondu au traitement ?
- Quels soins devrai-je poursuivre après la fin du programme ?
Des réponses honnêtes et précises à ces questions en disent davantage sur une clinique que des promesses commerciales accrocheuses.
Coût du traitement par cellules souches de la maladie de Crohn
Chez Swiss Medica, le coût du programme se situe généralement entre 7 000 € et 45 000 €*. Le montant exact dépend notamment de la sévérité de la maladie, de la présence de complications et de la structure du programme proposé.
Le coût d’une thérapie par cellules souches peut varier considérablement selon le pays et la clinique. Une estimation personnalisée, établie après l’examen du dossier médical, reflète généralement beaucoup plus précisément les soins que le patient recevra qu’un tarif forfaitaire.
* Les prix sont donnés à titre indicatif et reposent sur des estimations pour 2026. Ils peuvent varier selon la sévérité de la maladie, la présence de complications et la quantité de cellules nécessaire.
Pourquoi le coût dépend-il de chaque cas ?
Plusieurs facteurs déterminent le coût final d’un programme de médecine régénérative pour la maladie de Crohn. Ils sont expliqués clairement au patient avant tout engagement et peuvent comprendre :
- la sévérité et la durée de la maladie ;
- la présence de fistules ou d’autres complications ;
- les examens diagnostiques nécessaires, tels qu’une IRM, une coloscopie ou l’analyse de biomarqueurs ;
- l’origine et la préparation des cellules ;
- la voie d’administration et le nombre d’administrations ;
- la durée du programme ;
- les soins complémentaires inclus ;
- l’hébergement et la durée du séjour.
Pourquoi une estimation personnalisée est-elle plus fiable qu’un tarif forfaitaire ?
La maladie de Crohn pouvant se présenter de manière très différente d’un patient à l’autre — d’une inflammation luminale légère à des fistules périanales réfractaires après l’échec de plusieurs traitements biologiques — une estimation établie après l’examen du dossier médical décrit généralement beaucoup plus précisément les soins qui seront réellement dispensés qu’un forfait générique.
Le coût d’un traitement par cellules souches de la maladie de Crohn dépend donc des besoins médicaux propres à chaque cas.
Que peut comprendre le programme de traitement ?
Chez Swiss Medica, un programme utilisant des cellules souches pour la maladie de Crohn est élaboré individuellement après l’évaluation du diagnostic, des symptômes actuels, des traitements antérieurs, des antécédents médicaux et de l’état de santé général du patient.
Bien que la thérapie régénérative constitue l’élément principal du programme, ses effets potentiels peuvent dépendre de nombreux facteurs, notamment du niveau d’inflammation, de l’état nutritionnel, de la fonction immunitaire et de la capacité générale de récupération de l’organisme.
Pour cette raison, la thérapie cellulaire peut être associée à des mesures médicales complémentaires visant à créer des conditions plus favorables aux processus de régénération et à soutenir la réponse globale de l’organisme.
| Thérapies anti-inflammatoires et soutien immunitaire | Des thérapies complémentaires peuvent être utilisées afin de contribuer à réduire la charge inflammatoire systémique et à soutenir l’équilibre immunitaire. Elles peuvent être particulièrement pertinentes en cas d’inflammation chronique, de fatigue ou de stress physiologique associé à des poussées récurrentes. |
| Soutien nutritionnel et métabolique | La maladie de Crohn peut perturber l’absorption des nutriments et entraîner une perte de poids, une faiblesse, une anémie ou certaines carences. Un soutien nutritionnel peut aider à corriger ces carences, à améliorer la tolérance au programme et à accompagner l’organisme pendant la récupération. |
| Procédures de soutien des fonctions métaboliques et des organes | Lorsque cela est approprié, certaines procédures complémentaires peuvent être proposées afin d’aider l’organisme à traiter les sous-produits de l’inflammation et la charge métabolique associée au traitement. Elles sont sélectionnées en fonction des résultats d’examens et de l’état général du patient. |
Pourquoi les patients choisissent-ils Swiss Medica pour la prise en charge de la maladie de Crohn ?
La clinique Swiss Medica, située à Belgrade, a accueilli des patients originaires de plus de 70 pays dans le cadre de programmes de médecine régénérative destinés à différentes maladies auto-immunes et chroniques, notamment aux formes réfractaires de la maladie de Crohn.
Évaluation médicale individuelle avant le traitement
Chez Swiss Medica, chaque cas de maladie de Crohn est évalué individuellement. Le programme est adapté à la forme de la maladie, à l’anatomie des fistules lorsqu’elles sont présentes, à la réponse aux traitements antérieurs et aux objectifs personnels du patient, plutôt que d’être appliqué selon un modèle standardisé.
Les possibilités et les limites du traitement sont expliquées clairement au patient avant le début du programme.
Préparation des cellules en laboratoire et normes de qualité
Les cellules sont préparées dans le laboratoire interne de Swiss Medica, ce qui permet à l’équipe médicale de conserver un contrôle direct sur les produits biologiques utilisés dans le cadre du traitement. Les contrôles de qualité portent notamment sur :
- l’identité du produit ;
- la viabilité cellulaire ;
- la stérilité.
Ces contrôles sont importants, car la sécurité d’un programme utilisant des cellules souches pour la maladie de Crohn dépend non seulement de la procédure d’administration, mais également de la manière dont le produit cellulaire est préparé et contrôlé.
Suivi structuré après le séjour
Le suivi ne s’arrête pas lorsque le patient quitte la clinique. Notre équipe continue à l’accompagner à distance selon un calendrier structuré. Au cours des mois suivants, il peut lui être recommandé de répéter certains examens, comme l’analyse de biomarqueurs inflammatoires ou des examens d’imagerie, afin de comparer les éventuels changements avec les résultats obtenus avant le traitement.
Swiss Medica propose également une visite de contrôle gratuite dans un délai de trois à six mois. Cette consultation permet d’évaluer les progrès du patient, de faire le point sur sa récupération, de discuter des étapes suivantes et de lui expliquer comment suivre l’évolution de son état au fil du temps.
Accompagnement des patients internationaux en Serbie
Les patients internationaux sont accompagnés par l’équipe anglophone de Swiss Medica depuis leur première demande jusqu’aux mois qui suivent le traitement. L’hébergement, les transferts depuis et vers l’aéroport, les repas, les services d’interprétation et les aspects pratiques du séjour sont organisés à l’avance.
Les besoins alimentaires particuliers sont également pris en compte, dans la mesure du possible, car de nombreux patients atteints de la maladie de Crohn doivent suivre un régime adapté.
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Conseillère médicale, médecin chez Swiss Medica
FAQ
1. Quel est le traitement le plus efficace contre la maladie de Crohn ?
Il n’existe pas de traitement unique qui soit le plus efficace pour tous les patients. L’approche appropriée dépend de la sévérité et de la localisation de la maladie ainsi que des complications présentes. Les traitements biologiques, notamment les anti-TNF et les inhibiteurs de l’IL-23, font partie des options conventionnelles pour les formes modérées à sévères. Une thérapie cellulaire peut être envisagée comme approche complémentaire dans certains cas où les traitements conventionnels ne sont pas suffisamment efficaces, après une évaluation médicale individuelle.
2. Un traitement par cellules souches peut-il guérir la maladie de Crohn ?
Non. Les thérapies cellulaires ne permettent pas de guérir la maladie de Crohn. Elles sont étudiées pour leur capacité potentielle à moduler la réponse immunitaire et à soutenir la réparation tissulaire, notamment en présence de fistules, parallèlement au suivi gastro-entérologique conventionnel. Même lorsqu’une rémission est obtenue, une prise en charge continue reste généralement nécessaire.
3. Comment la thérapie par cellules souches agit-elle dans la maladie de Crohn ?
Le mécanisme proposé est principalement immunomodulateur. Les cellules souches mésenchymateuses libèrent des facteurs de croissance et des signaux anti-inflammatoires susceptibles de réduire l’inflammation locale et de soutenir la réparation des tissus, notamment au niveau des trajets fistuleux périanaux. Une grande partie des données disponibles provient encore d’études cliniques préliminaires.
4. La thérapie cellulaire peut-elle aider en cas de fistules liées à la maladie de Crohn ?
Les thérapies cellulaires sont principalement étudiées dans le traitement des fistules périanales complexes qui n’ont pas répondu de manière satisfaisante aux traitements conventionnels. Certaines études cliniques ont rapporté une fermeture ou une amélioration des fistules chez certains patients après l’administration locale de cellules souches mésenchymateuses. Toutefois, les résultats varient et des recherches supplémentaires sont nécessaires afin de déterminer quels patients sont les plus susceptibles d’en bénéficier.
5. Qui peut être candidat à un traitement cellulaire contre la maladie de Crohn ?
Cette option peut être discutée chez les patients présentant une maladie réfractaire, des fistules périanales complexes ne répondant pas aux traitements conventionnels ou certaines complications particulières. L’admissibilité doit toujours être déterminée individuellement par l’équipe médicale.
6. Le traitement cellulaire de la maladie de Crohn est-il sûr ?
Dans les essais publiés, les effets secondaires rapportés ont généralement été légers et de courte durée. Les événements indésirables graves ont été peu fréquents lorsque les cellules étaient préparées selon des normes de laboratoire appropriées. Le dépistage préalable des infections est particulièrement important chez les patients qui prennent des médicaments immunosuppresseurs.
7. La thérapie cellulaire remplace-t-elle les traitements biologiques ou la chirurgie ?
Non. Elle est étudiée comme complément aux traitements conventionnels, et non comme substitut. Les médicaments biologiques et la chirurgie restent des options établies pour les formes modérées à sévères de la maladie de Crohn et leurs complications. Les données actuelles ne justifient pas l’arrêt d’un traitement biologique efficace en supposant qu’une thérapie cellulaire pourra le remplacer.
8. Quels documents médicaux faut-il transmettre avant la consultation ?
L’évaluation commence généralement par l’examen des comptes rendus récents de coloscopie, d’une IRM pelvienne en cas d’atteinte périanale, d’une entéro-IRM ou d’une entéro-TDM, des résultats anatomopathologiques ainsi que des antécédents de traitements biologiques et d’interventions chirurgicales. Des documents supplémentaires peuvent être demandés si certains aspects du dossier nécessitent des précisions.
9. Combien de temps faut-il pour observer d’éventuels changements après le traitement ?
Les changements éventuels après un traitement cellulaire ont tendance à apparaître progressivement plutôt qu’immédiatement. Certains patients signalent des changements subjectifs au cours des premières semaines. Les résultats objectifs, comme la fermeture d’une fistule ou la diminution des marqueurs inflammatoires, sont généralement évalués au cours des mois suivants.
10. Combien coûte le traitement cellulaire de la maladie de Crohn ?
Chez Swiss Medica, le coût d’un programme se situe généralement entre 7 000 € et 45 000 €*. Il dépend de la sévérité de la maladie, de la complexité des fistules, du type de programme, de la quantité de cellules, de la voie d’administration, des examens nécessaires, des soins complémentaires et de la durée du séjour. Aux États-Unis, en Suisse et au Royaume-Uni, les tarifs sont généralement plus élevés qu’en Serbie en raison des coûts opérationnels et réglementaires.
* Les prix sont donnés à titre indicatif et reposent sur des estimations pour 2026. Ils peuvent varier selon la sévérité de la maladie, la présence de complications et la quantité de cellules nécessaire.
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Patel JC, Shukla M, Shukla M. From bench to bedside: translating mesenchymal stem cell therapies through preclinical and clinical evidence. Frontiers in Bioengineering and Biotechnology. 2025;13:1639439. https://doi.org/10.3389/fbioe.2025.1639439
Hadizadeh A, Akbari Asbagh R, Heirani-Tabasi A, et al. Localized Administration of Mesenchymal Stem Cell-Derived Exosomes for the Treatment of Refractory Perianal Fistula in Patients With Crohn’s Disease: A Phase II Clinical Trial. Diseases of the Colon and Rectum. 2024;67(12):1564–1575. https://doi.org/10.1097/DCR.0000000000003502
Buscail E, Gilletta de Saint Joseph C, Lebrin M, et al. Rationale and design of the AlloFIST trial: a phase I/IIa study to evaluate dose escalation of allogeneic adipose-derived stroma/stem cells for the treatment of Crohn’s fistula. BMJ Open. 2025;15(12):e104517. https://doi.org/10.1136/bmjopen-2025-104517
Medical Advisor, Swiss Medica doctor





